Le Mensonge de l'Evolution

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Le darwinisme social

L’inégalité raciale, la discrimination ethnique, la concurrence déloyale, l’oppression des pauvres, l’exploitation des faibles et l’idée que force passe droit sont des maux par lesquels les sociétés sont passées au cours de l’histoire. Il y a des milliers d’années par exemple, à l’époque du Prophète Moïse (psl), Pharaon s’estimait supérieur à tous en raison de sa richesse et de sa puissante armée. Il rejeta les Prophètes Moïse et Aaron (paix sur eux) et tenta même de les tuer, en dépit de leur discours vrai. Pharaon avait également des politiques discriminatoires, divisant son peuple en classes, certaines décrites comme “inférieures”. Il recourut à la torture envers les Israélites sous son règne et tenta même d’exterminer leur race en tuant leurs hommes. Dieu décrit d’ailleurs les perversions de Pharaon :

Pharaon était hautain sur terre; il répartit en clans ses habitants, afin d'abuser de la faiblesse de l'un d'eux : il égorgeait leurs fils et laissait vivantes leurs femmes. Il était vraiment parmi les fauteurs de désordre. (Sourate al-Qasas, 4)

Ne suis-je pas meilleur que ce misérable qui sait à peine s'exprimer ? (Sourate az-Zukhruf, 52)

Ainsi chercha-t-il à étourdir son peuple et ainsi lui obéirent-ils…(Sourate az-Zukhruf, 54)

Et les gens qui étaient opprimés, Nous les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénies.(Sourate al-Araf, 137)

L’Egypte antique n’était nullement la seule société extrémiste où le pouvoir régnait, où les hommes étaient divisés en classes, où les classes dites “inférieures” étaient opprimées et soumises à des traitements inhumains. De nombreux exemples de tels régimes existent aujourd’hui encore.

Au 19ème siècle, ces pratiques malfaisantes atteignirent une toute nouvelle dimension. Les mesures et politiques cruelles commencèrent soudainement à être défendues par ce mensonge : on prétendait alors qu’il s’agissait de “pratiques scientifiques basées sur les faits de la nature”. Qu’est-ce qui permit de justifier toutes ces formes de cruauté ?

La théorie de l’évolution de Charles Darwin fut présentée dans son livre L’origine des espèces. Publié en 1859, il contenait un certain nombre de conjectures à propos de l’origine de la vie qui conduisirent à une vision du monde des plus distordues, sans apporter la moindre preuve scientifique, et à une philosophie corrompue niant l’existence de Dieu et érigeant le “hasard” en force créatrice (Dieu est bien au-dessus de ce qu'ils Lui imputent.) L’assimilation de l’homme à un animal et de la vie à une sphère de lutte et de compétition acharnée fut acceptée comme une vérité scientifique.

africa

La déclaration erronée de Darwin selon laquelle le faible doit être opprimé, sa théorie non-scientifique venant à l’appui, est l’un des principaux facteurs responsables de la propagation de l’inégalité et de l’injustice.

Darwin ne développa pas lui-même cette théorie qui fut avancée en raison de la compréhension limitée de la science au 19ème siècle. Quelques cinquante années plus tôt, en 1798, Thomas Malthus proposa un nombre d’idées, qui n’avaient rien à voir avec la réalité, dans son livre Essay on the Principle of Population (Essai sur le principe de population). Cette étude, dont on démontra plus tard l’absence de base scientifique, prétendait que la population augmentait plus vite que les ressources alimentaires et par conséquent la croissance de la population nécessitait un contrôle. Malthus suggérait que les guerres et les épidémies agissaient en “freins naturels” sur la population, ce qui était bénéfique selon lui. Il fut le premier à faire référence à “la lutte pour l’existence”. D’après sa thèse, insensible aux valeurs humaines, le pauvre ne devait pas être protégé, mais laissé dans les pires conditions. Il fallait également l’empêcher de se multiplier et réserver les ressources alimentaires aux classes supérieures. (Pour plus de détails, voir le chapitre 2, “L’histoire de la cruauté, de Malthus à Darwin). Cette sauvagerie susciterait très certainement l’opposition de quiconque est doté d’une conscience et de bon sens. Alors que les valeurs morales religieuses invitent à tendre une main secourable au pauvre et au , Malthus et son successeur Darwin disaient que ces individus devaient être impitoyablement abandonnés à la mort.

Le sociologue et philosophe britannique Herbert Spencer présida la liste de ceux qui immédiatement adoptèrent et développèrent ces idées inhumaines. Le concept de “survie du plus apte”, résumé de l’idée de base du darwinisme, appartient en réalité à Spencer. Il avança également que les “faibles” devaient être éliminés lorsqu’il écrivit : “S’ils sont capables de vivre, ils vivront et il est bien qu’ils vivent. S’ils ne sont pas capables de vivre, ils mourront et cela vaut mieux qu’ils meurent.”1 Selon le point de vue de Spencer, les pauvres, les non-éduqués, les malades, les handicapés et les perdants devraient tous mourir. Il chercha même à empêcher l’état de promulguer des lois protégeant les pauvres.

Spencer était dépourvu de compassion à l’égard des hommes dans des situations suscitant la compassion et la protection. Comme Malthus, il chercha des moyens de se débarrasser d’eux. Dans Darwinism in American Thought (Le darwinisme dans la pensée américaine), l’historien américain Richard fait le commentaire suivant :

Spencer déplorait non seulement les lois en faveur des pauvres, mais aussi l’éducation financée par l’état, la supervision sanitaire autre que la suppression des , la régulation des conditions d’habitation et même la protection de l’état envers les ignorants contre les médecins charlatans.2

Darwin, largement influencé par les visions du monde impitoyables de Malthus et de Spencer, présenta dans L’origine des espèces le mythe selon lequel les espèces auraient évolué à travers la sélection naturelle. Darwin n’était pas un scientifique et son intérêt pour la biologie n’était que celui d’un amateur. Sous les microscopes très primitifs de l’époque de Darwin, les cellules apparaissaient comme des tâches floues. Les lois de l’hérédité n’avaient pas encore été découvertes. La théorie de Darwin élaborée avec des connaissances scientifiques très limitées et dans des conditions scientifiques inadéquates stipulait que la nature “sélectionnait” toujours les plus aptes pourvus des meilleurs avantages et que c’est ainsi que la vie s’était développée. Selon cette thèse bâtie sur des bases totalement erronées, la vie était le produit du hasard. Darwin rejetait ainsi le fait que la vie fut créée par Dieu (Dieu est bien au-dessus de ce qu'ils Lui imputent.)). Après L’origine des espèces, Darwin adapta sa théorie aux êtres humains dans La filiation de l’homme. Dans ce livre, il présentait comment les races dites arriérées allaient être éliminées dans un futur proche, et comment les races soi-disant plus avancées allaient se développer et réussir. La transposition de la théorie de l’évolution sur le terrain social dans ce livre et dans d’autres écrits de Darwin façonna le darwinisme social.

Ses disciples déterminés firent avancer l’idée. Les défenseurs et les pratiquants les plus ardents du darwinisme social étaient Herbert Spencer et le cousin de Darwin, Francis Galton en Grande-Bretagne, certains académiciens comme William Graham Sumner en Amérique, des darwinistes comme Ernst Haeckel, et plus tard des racistes comme Adolf Hitler en Allemagne.

Le darwinisme social devint rapidement un moyen de se défendre pour les racistes, les impérialistes, les partisans de la concurrence déloyale sous la bannière du capitalisme, et les administrateurs incapables d’assurer la protection des pauvres et des nécessiteux. Les disciples du darwinisme social cherchèrent à représenter sous les traits d’une loi naturelle l’oppression des faibles, des pauvres et des races dites “inférieures”, ainsi que l’élimination des handicapés par les bien-portants, les petites entreprises par les grandes entreprises, suggérant qu’il s’agissait de l’unique voie de progrès pour l’humanité. Ils tentèrent de justifier toutes les injustices perpétrées à travers l’histoire par un raisonnement scientifique. Le manque de compassion et de conscience du darwinisme social était décrit comme une loi de la nature et la route principale vers la prétendue évolution.

Des capitalistes américains ont particulièrement expliqué le climat de concurrence qu’ils avaient établi en citant Darwin. En réalité, il ne s’agissait rien de moins qu’une immense tromperie. Ceux qui essayaient de donner une base scientifique à la concurrence impitoyable ne faisaient que mentir. Andrew Carnegie, l’un des plus grands capitalistes entraînés dans ce mensonge dit lors d’un discours prononcé en 1889 :

Le prix que la société paie pour la règle de concurrence, comme le prix qu’elle paie pour un confort et un luxe peu chers, est également important ; mais les avantages de cette règle sont également plus grands que ses coûts – car c’est à cette règle que nous devons notre extraordinaire développement matériel, qui apporte des conditions améliorées dans son sillage… Alors que cette règle peut être parfois dure pour l’individu, elle vaut mieux pour la race, parce qu’elle assure la survie des plus aptes dans tous les secteurs. Nous acceptons et recevons, par conséquent, comme des conditions avec lesquelles nous devons nous accommoder, la grande inégalité de l’environnement, la concentration des entreprises, industrielles et commerciales, entre les mains d’un petit nombre et la règle de la concurrence entre eux, comme étant non seulement bénéfiques, mais essentielles au progrès futur de la race.3

D’après le darwinisme social, l’unique objectif d’une race est le développement physique, économique et politique. Le bonheur, le bien-être, la paix et la sécurité des individus ne semblent pas importer. Aucune compassion n’est manifestée envers ceux qui souffrent et appellent au secours, ceux qui sont incapables de se pourvoir de nourriture, de médicaments ou d’un abri pour leurs enfants, leurs familles et leurs parents âgés, ou envers les pauvres et les impuissants. Selon ce concept tordu, celui qui est pauvre mais moralement irréprochable est insignifiant et sa mort profitera à la société. En revanche, le riche corrompu moralement est essentiel au “progrès de la race” et quelles que soient les conditions, cet individu est considéré comme très précieux. Cette logique propulse les défenseurs du darwinisme social vers un effondrement moral et spirituel. En 1879, William Graham Sumner, un autre darwiniste social, exprima cette tendance perverse :

… Nous ne pouvons sortir de cette alternative : liberté, inégalité, survie du plus apte; non-liberté, égalité, survie des inaptes. La première option fait avancer la société et favorise ses meilleurs membres ; la seconde fait reculer la société et favorise ses pires membres.4

Les adhérents les plus sauvages au darwinisme social étaient racistes, les plus dangereux étant, bien sûr, les idéologues nazis et leur leader, Adolf Hitler.

Le coût le plus lourd du darwinisme social revient aux nazis qui expérimentèrent l’eugénisme, idée mise en avant par le cousin de Darwin, Francis Galton, stipulant que les communautés peuvent améliorer la qualité de leurs individus en éliminant les mauvais gènes. Ils commirent également des génocides faisant des déclarations darwinistes un écran susceptible de justifier leurs actions. Sur les conseils de scientifiques darwinistes, ils exterminèrent les juifs, les gitans et les Européens de l’est qu’ils considéraient comme des races inférieures. Ils massacrèrent les malades mentaux, les handicapés et les personnes âgées dans les chambres à gaz. Au 20ème siècle, des millions d’êtres humains furent tués avec des méthodes des plus cruelles au nom du darwinisme social devant les yeux du monde entier.

Le mouvement eugénique mené par Francis Galton est un autre produit désastreux du darwinisme social. Ses partisans soutenaient que la sélection humaine était nécessaire à l’accélération de la sélection naturelle, pensant ainsi accélérer le développement humain. Ils infligèrent la stérilisation obligatoire sur des hommes dits “inutiles” dans de nombreux pays, depuis les Etats-Unis jusqu’en Suède. Etant perçus comme inférieurs aux hommes, des centaines de milliers d’individus furent opérés contre leur volonté, sans la connaissance ni la permission de leurs familles. L’application la plus cruelle de l’eugénisme eut lieu en Allemagne où les nazis stérilisèrent les handicapés, les malades mentaux et ceux souffrant de maladies héréditaires. Insatisfaits, ils commencèrent à massacrer ces êtres humains en masse. Des centaines de milliers d’hommes furent assassinés simplement parce qu’ils étaient vieux ou qu’il leur manquait des doigts ou membres.

Les nazis

Les nazis commencèrent par stériliser les enfants souffrant de maladies mentales ou héréditaires, et les envoyèrent ensuite dans les chambres à gaz. Les enfants auxquels il ne manquait qu’un seul doigt étaient devenus la cible du meurtre au nom de l’eugénisme.

Une telle sauvagerie n’a absolument pas sa place dans la moralité religieuse. Dieu a enjoint aux hommes de protéger et de nourrir les nécessiteux. Pourvoir aux besoins des pauvres, traiter les handicapés avec affection et compassion, respecter leurs droits, et assurer la coopération et la solidarité au sein de la société font partie de l’éthique religieuse. Ceux qui ignorent les valeurs morales commandées par Dieu dirigent leurs personnes et leurs sociétés vers la catastrophe.

L’une de ces catastrophes à laquelle le darwinisme social servit de justification est le colonialisme. Un certain nombre d’administrateurs d’états coloniaux essayèrent d’expliquer l’exploitation impitoyable des populations autochtones avec les thèses darwinistes sans la moindre validité scientifique ni cohérence logique. Ils affirmaient que “les races soi-disant inférieures” avaient besoin d’être maintenues sous le contrôle de “races soi-disant supérieures” parce que c’était une loi de la nature ; aussi érigèrent-ils leurs politiques sur cette prétendue règle scientifique.

En recourant à la logique tordue du darwinisme social, les combattants des deux guerres mondiales du 20ème siècle cherchèrent à montrer que la guerre était inévitable. Ils décrivirent alors le meurtre des innocents et des pauvres, la destruction de leurs maisons, de leurs commerces, de leurs bétails, l’éviction de millions d’hommes de leurs maisons et de leurs terres, le massacre indifférent de bébés et d’enfants comme des moyens d’assurer le progrès humain.

En conclusion, le darwinisme social fut la force motrice qui coûta la vie à des millions de personnes aux 19ème et 20ème siècles. Il permit à des maux persistants depuis des siècles d’acquérir une justification dite scientifique. Dans son livre The Mismeasure of Man (La mal-mesure de l’homme), le paléontologue évolutionniste Stephen Jay Gould rappela ce point en commentant L’origine des espèces de Darwin :

Les arguments ultérieurs en faveur de l’esclavage, du colonialisme, des différences raciales, des structures de classes et du rôle des sexes avanceront principalement sous la bannière de la science.5

Darwin, lui-même, était un darwiniste social

Darwin The Descent of Man

Le livre de Darwin The Descent of Man (La filiation de l’homme)

Quels que soient les efforts des évolutionnistes actuels employés pour séparer le nom de Darwin des souffrances auxquelles le darwinisme social donna naissance, Darwin utilisait des expressions darwinistes sociales sans ambiguïtés, particulièrement dans La filiation de l’homme. En 1869, dans une lettre à Hugo Thiel, il affirmait qu’il ne voyait aucune objection à ce que sa théorie fût appliquée à la société :

Vous devez réellement croire que je suis vivement intéressé par l’application aux questions morales et sociales des points de vue analogues à ceux que j’ai utilisés à propos de la modification des espèces.6

Benjamin Wiker est conférencier en théologie et en science à Franciscan University et l’auteur de Moral Darwinism : How We Became Hedonists (Darwinisme moral : comment nous sommes devenus hédonistes). Dans une interview, il affirma que Darwin était le premier darwiniste social :

Pour ou contre, il est assez clair à la lecture de son La filiation de l’homme que Darwin fut le premier darwiniste social et le père du mouvement eugénique moderne. Le darwinisme social et l’eugénisme sont directement dérivés de son principe de la sélection naturelle.
Benjamin Wiker Moral Darwinism

Le livre de Benjamin Wiker Moral Darwinism (Le darwinisme moral)

Je pense que la vraie raison du refus de certains à relier le darwinisme à des choses telles que l’eugénisme tient au fait qu’ils ne veulent pas ternir la théorie avec ces implications morales. Mais les implications sont là, pas seulement dans le texte, mais dans les preuves des effets moraux et sociaux du darwinisme depuis son apparition il y a un siècle et demi.7

Comme nous le verrons dans les chapitres suivants, nombre des expressions et déclarations de Darwin révèlent clairement être la source du darwinisme social. Les évolutionnistes modernes hésitent à accepter ce fait en raison des conséquences terrifiantes du darwinisme social au 20ème siècle. Pourtant, la concurrence, le racisme et la discrimination – des éléments fondamentaux du darwinisme social – constituent également la base même de la théorie de l’évolution. Que les évolutionnistes l’acceptent ou non, ce sont bien là les conséquences de l’application du darwinisme. Toute théorie qui considère l’être humain comme le produit du hasard et comme une forme légèrement plus avancée d’animal ; toute théorie qui dicte que certaines races sont moins développées que d’autres et par conséquent plus proches des animaux ; toute théorie qui affirme que l’humanité peut progresser en opprimant les faibles, mènera inévitablement à des conséquences tragiques.

Le rejet apparent du darwinisme social de la part des évolutionnistes n’est pas une solution. Notre espoir est que ceux qui furent trompés par la théorie finissent par accepter que la théorie de l’évolution est en banqueroute scientifique.

philosophie darwiniste

La perception de la guerre comme étant nécessaire au progrès des races et des nations est le résultat de la philosophie darwiniste qui fit de tels ravages. Les rues françaises en ruines pendant la deuxième guerre mondiale, l’une des plus sanglantes de l’histoire, en sont la preuve.

L’erreur dans l’application des lois de la nature aux êtres humains

A l’époque où Darwin proposa sa théorie, la science en était encore à ses balbutiements à plusieurs niveaux. Le microscope à électron n’ayant pas encore été inventé, les infimes détails des organismes vivants étaient invisibles. La cellule ressemblait encore à une simple tâche, et personne ne savait qu’avec ses nombreuses organelles différentes sa structure était aussi complexe que celle d’une ville. La génétique n’existait pas ; les lois de l’hérédité n’étaient pas encore découvertes. De nombreux biologistes et scientifiques, y compris Darwin, étaient suffisamment ignorants pour croire à l’hérédité des caractères acquis. Ils croyaient par exemple que si un maréchal-ferrant développait de puissants muscles en raison de son travail, ses fils disposeraient également des mêmes muscles puissants. C’est dans un tel climat primitif que Darwin développa sa théorie. Ni Darwin ni aucun de ses partisans n’ont été capables de soumettre des preuves de la théorie de l’évolution issues de la paléontologie, de la biologie ou de l’anatomie. Néanmoins les observations et les expériences effectuées les années suivantes et particulièrement les récentes découvertes du 20ème siècle, révélèrent que la théorie était clairement fausse. Mais en dépit de la faiblesse scientifique de la théorie, le fait qu’elle apporte une base à la pensée matérialiste et athée, contribua à son adoption immédiate par une partie du monde scientifique.

Certains cercles commencèrent à appliquer la théorie de l’évolution à la sphère sociale, de par son contenu en messages idéologiques. Elle est à l’origine des désastres du 20ème siècle tels que les génocides, les massacres collectifs, les guerres civiles et les guerres mondiales ayant ruiné des nations. Les valeurs morales religieuses et les vertus furent abandonnées au profit de la loi de la jungle où le plus faible est opprimé puis éliminé. Cette théorie, dénuée de valeur scientifique, influença un siècle entier.

L’une des erreurs majeures des partisans du darwinisme social fut de tenter d’appliquer cette théorie au terrain politico-sociale. Une autre de leurs erreurs était de supposer que les lois s’appliquant aux animaux s’appliquaient aussi aux êtres humains, à qui Dieu a accordé une conscience, une raison et une capacité de jugements. Contrairement à ce que prétendent les darwinistes sociaux, les lois de la jungle ne s’appliquent pas aux êtres humains, chacun étant responsable d’utiliser au mieux ses capacités au cours de sa vie. Dieu créa l’homme avec une durée de vie limitée. Tous les hommes finiront par mourir et seront ressuscités pour rendre des comptes sur leurs comportements pendant leur vie sur terre.

microscopes

Les microscopes rudimentaires de l’époque de Darwin donnaient l’impression que la cellule était une simple structure de protoplasme non différencié.

En revanche, les microscopes modernes ont dévoilé à quel point la structure de la cellule est complexe et parfaite.

Dans la nature, les êtres vivants peuvent mourir ou s’éteindre quand ils ne peuvent pas s’adapter aux conditions dominantes. Le lapin à fourrure foncée dans une forêt couverte de neige est une proie facile pour le renard qui le distingue facilement. Pourtant, contrairement à ce que veulent nous faire croire les darwinistes, les lapins foncés morts n’engendrent pas une nouvelle espèce de lapins de couleur plus claire. Par ailleurs, les animaux sont très différents des êtres humains dans la mesure où ces derniers n’ont pas l’obligation de s’adapter aux conditions naturelles pour pouvoir vivre. Nous avons la capacité de changer notre environnement selon nos besoins ou nos souhaits. Nous pouvons adapter nos habitations, le système de chauffage et de climatisation aux conditions climatiques sous lesquelles nous vivons. La sélection naturelle n’existe pas dans les sociétés humaines, car la raison et les capacités humaines empêchent une telle élimination.

société

Si les indigents d’une société sont maltraités et abandonnés à eux-mêmes, cela conduit à des tensions et à de la colère, à moins que la patience et le pardon dominent, encouragés par les valeurs morales religieuses.

De telles erreurs conduisirent les darwinistes sociaux à envisager les sociétés sous un angle inhumain. Un exemple significatif de ce point de vue irrationnel et inconscient est l’idée que les sociétés pouvaient progresser en abandonnant les faibles, les indigents, les infirmes et les handicapés à leurs eux-mêmes. Un tel reniement égoïste mène vers le déclin et non le progrès. Ceux que le darwinisme voudrait nous faire négliger sont des êtres humains conscients, capables de réfléchir et de raisonner. Entre les mains de l’injustice et de la cruauté, à moins qu’ils ne fassent preuve des valeurs de patience, de clémence et de compréhension imparties par la religion, ils peuvent ressentir une profonde colère et haine à l’égard de leurs bourreaux. Afin d’apaiser cette colère, comme de nombreux exemples l’illustrent, ils peuvent recourir à la violence, aggravant ainsi le conflit et le chaos. L’investissement matériel et spirituel nécessaire à la résolution de ces conflits fait décliner toutes les sphères telles que l’art, la technologie, l’économie, la science, au lieu de les faire progresser.

darwinistes sociales

Les pratiques darwinistes sociales n’infligèrent à l’humanité que haine, colère, conflits, meurtres et guerres.

Par ailleurs, le massacre des malades ou des handicapés au nom de l’eugénisme est non seulement terriblement brutal, mais ne contribue en rien au progrès social. L’acceptation ouverte du meurtre causera des pertes énormes qui finiront par ruiner la société. Aujourd’hui, environ 6% de la population mondiale, soit environ un demi-milliard d’individus, est handicapé. Cela signifiera que tout le monde perdrait un membre de sa famille ou du cercle de ses connaissances et aurait approuvé leur mort. Des blessures spirituelles s’ouvriraient alors, détruisant le bien-être psychologique des hommes. Dans une société où la mère ne peut faire confiance à ses enfants, ni les enfants ne peuvent faire confiance à leur mère, ni les frères ne peuvent compter l’un sur l’autre, une société où quiconque peut être autorisé à tuer à tout moment, la dégénérescence et la dépression s’installent. En tous les cas, une société qui tue des hommes pour leurs seuls handicaps subit une faillite morale dévastatrice. Il se peut même qu’elle ait déjà perdu toute valeur spirituelle, voire toute humanité. Revendiquer le progrès à travers le meurtre indique indéniablement de graves problèmes mentaux et psychologiques.

La plus grande souffrance sera subie par ceux condamnés à l’“élimination”. Elle laissera, par ailleurs, des blessures indélébiles dans la conscience des autres.

Comme le montreront les pages qui suivent, le darwinisme social cherchait à appliquer aux sociétés la théorie de l’évolution, basée elle-même sur le raisonnement scientifique relativement limité de Darwin, alors que sa vision du monde est en conflit total avec la nature humaine. En pratique, il rabaisse l’humanité et la conduit vers la dépression et le chaos, faisant ressurgir la haine issue des conflits, de la guerre et du meurtre.

Le darwinisme social atteignit son sommet entre la moitié du 19ème siècle et la première moitié du 20ème siècle, mais ses effets destructeurs sont visibles aujourd’hui encore. Avec des termes tels que “psychologie évolutionnaire” et “déterminisme génétique”, on tente encore d’évaluer les sociétés selon les erreurs du darwinisme. Afin de prévenir de nouvelles catastrophes au 21ème siècle, les dangers du darwinisme social doivent être révélés sous tous leurs aspects et il faut informer le monde de l’absence de preuve scientifique de cette théorie.

darwinisme

 

Si l’on ne veut pas revivre les souffrances du siècle passé et si l’on veut faire du 21ème siècle un siècle de paix, alors il faut prendre conscience des mensonges et des dangers du darwinisme.

 

 

 

 

NOTES

1. Herbert Spencer, Social Status, 1850, pp. 414-415

2. Richard Hofstadter, Social Darwinism in American Thought, Rev. Ed. , Boston : Beacon Press, 1955, p. 41

3. Mark Kingwell, "Competitive States of America, Microsoft proves it : we're still wrestling with that treasured national ideal," New York Times, 25 juin 2000 ; http://www.spaceship-earth.org/Letters/Editor/Competitive_States_of_America.htm

4. "Modern History Sourcebook: William Graham Sumner (1840-1910): "The Challenge of Facts;" http://www.fordham.edu/halsall/mod/1914sumner.html

5. Stephen Jay Gould, The Mismeasure of Man, New York: W.W. Norton and Company, 1981, p. 72

6. Francis Darwin, The Life and Letters of Charles Darwin, D. Appleton and Co., 1896, vol. 2, p. 294

7. "Darwin as Epicurean: An Interview with Benjamin Wiker," http://www.touchstonemag.com/docs/issues/15.8docs/15-8pg43.html

 

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